Union Lémanique des Chambres d’Agriculture (ULCA)

Une fédération des milieux agricoles à l'échelle lémanique

Suite à l'impulsion du Conseil du Léman, l'Union lémanique des Chambres d'Agriculture a été créée en 1992 et réunit la Chambres d’Agriculture de l’Ain, la Chambre d'agriculture de la Haute-Savoie, AgriGenève (Genève), Prometerre (Vaud) et la chambre valaisanne d'agriculture.

Elle élabore, à échéances régulières, des études portant sur des thématiques en lien avec l’agriculture.

Les activités sont présentées lors du Comité du Conseil du Léman. La Commission Economie permet d'échanger également sur les modalités d'action de l'ULCA et les thématiques privilégiées. Une convention de coopération lie l'ULCA et le Conseil du Léman.

L'ULCA est  présidée par Prometerre depuis janvier 2020.

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 2021 - Lancement d’une réflexion transfrontalière lémanique sur la gestion de l’eau en agriculture face aux défis du réchauffement climatique

L’Union lémanique des chambres d’agriculture (ULCA) a organisé cet automne deux temps d’échanges autour de la gestion de l’eau en agriculture, en plaine et en montagne, réunissant élus, agriculteurs et techniciens du bassin lémanique. Les conclusions sont maintenant disponibles et illustrent comment la disponibilité de l’eau et son utilisation sont devenues complexes. Des premières pistes d’action ont été identifiées pour répondre aux défis communs de part et d’autre de la frontière.

Sous la présidence de l'Association vaudoise de promotion des métiers de la terre, Prométerre, l'Union lémanique des Chambres d'agriculture a organisé sur invitation deux journées d'échange sur la gestion de l'eau en agriculture réunissant une soixante de participants. L’occasion de partager des constats sur les défis auxquels est actuellement confrontée l’agriculture - tant en plaine qu’en montagne. Face aux besoins d'adaptation lié au changement climatique, la ressource en eau, indispensable à la culture des végétaux et à l’approvisionnement du bétail, devient une préoccupation majeure pour tous les professionnels du bassin lémanique. Les deux ateliers, dédiés respectivement aux problématiques de plaine à Gland le 23 septembre et de montagne à Leysin le 15 octobre, débouchent sur le même constat : des solutions doivent être identifiées en termes d'usage mais aussi de stockage ou encore d'infrastructures d'irrigation.

Si la quantité de précipitations reste stable sur l’année, leur répartition durant l’année a changé : il y a plus d’eau au printemps et en automne et moins en été. Cette disponibilité réduite à certaines périodes rend plus délicate la gestion des cultures et des fourrages. Des solutions techniques existent mais elles coûtent cher. La disponibilité de l’eau, si elle ne vient pas directement du ciel, est aussi disputée entre différents utilisateurs. L’objectif des agriculteurs est de maintenir le niveau de production existant tout en utilisant cette ressource de manière efficiente. A ce titre, les exploitants participent à des projets qui visent à économiser l’eau, adaptent leurs pratiques culturales et testent des variétés moins gourmandes en eau (ou plus résistantes à la sécheresse). En parallèle, il est néanmoins nécessaire de renouveler des infrastructures existantes voire développer de nouveaux projets d’irrigation. Ces derniers auront plus de chances d’être acceptés s’ils sont conçus en prenant en compte les intérêts des autres utilisateurs. L’agriculture devra donc fournir un important travail de communication et se doter de partenaires hors agriculture.

Car les effets positifs d’une gestion efficiente de l’eau en agriculture sont nombreux pour les professionnels : garantie d’une autonomie fourragère et alimentaire, augmentation de la fertilité des sols et donc du potentiel de séquestration du carbone, maintien de la biodiversité dans les herbages et donc de la qualité des produits AOP/IGP, etc. Ces avantages sont issus de bonnes pratiques qui pourraient être plus largement répandues : la communication et la sensibilisation des citoyens sur ces pratiques devient un enjeu fort. En ce sens, l’Union lémanique des Chambres d’agriculture a produit des vidéos pour mettre en lumière les problématiques propres à différentes cultures en recueillant le témoignage d’agriculteurs reflétant la diversité des territoires du bassin lémanique : cultures céréalières dans la plaine de l’Ain, cultures maraîchères à Genève, cultures herbagères en Haute-Savoie, arboriculture en Valais.

Les résultats complets des échanges lors des deux séminaires sont disponibles sur demande auprès de l’Union Lémanique des Chambre d’Agriculture. En2022, la Chambre d’agriculture de l’Ain prendra la présidence de l’Union lémanique des Chambres d’agriculture et pérennisera la réflexion engagée en 2021 sur la gestion de l’eau en agriculture. Une attention particulière sera faite sur le lien entre le coût d’une utilisation raisonnée de l’eau et le prix du produit final acheté par le consommateur.

Exemple à Genève

Exemple en haute-Savoie

Exemple en Valais

Exemple dans l'Ain

 

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2019-2020 : Etude sur le marché BIO - revue de littérature et questions émergentes

La demande des consommateurs est de plus en plus orientée vers les produits BIO et le nombre d’exploitations BIO est en constante augmentation dans les régions de l’arc lémanique. Il apparait important pour les chambres d’agriculture de réaliser une étude sur le BIO afin d’être en mesure d’en cerner les avantages et inconvénients pour communiquer et ainsi cerner la tendance « BIOsophile » qui se profile dans nos sociétés. Apporter un éclairage sur l’évolution du marché des produits BIO apparait ainsi être un élément incontournable pour la profession agricole. L’intention étant pour l’année 2019 d’amorcer ces réflexions à travers une revue de littérature de la documentation déjà réalisée sur le BIO. L’objectif de la démarche consiste à recenser les informations utiles afin d’être en mesure de cibler les investigations pertinentes à mener en 2020 pour l’ULCA concernant le marché BIO.

Entre l’agriculture BIO et l’agriculture régionale, quelles conclusions tirer face à l’urgence climatique ? Synthèse des conseils à donner aux producteurs et à leurs organisations

Enquête menée en Suisse auprès de plus de 800 ménages pour identifier les habitudes de consommation

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2019 - Etude sur l'agriculture urbaine

L'étude porte sur l'investigation de 12 cas d'agriculture urbaine à travers le monde : sur le territoire lémanique à Genève et Lausanne; en Europe : à Paris et Bruxelles et dans le monde : à Montréal et en Californie.

 

Partant de la définition de l'agriculture urbaine soit une agriculture portée par des agriculteurs /qui produisent des denrées alimentaires au sein du milieu urbain / à des fins commerciales et professionnelles, l'ULCA a lancé cette étude sur la base d'un constat :

  • plus de 2'000 hectares de surface agricole utile et plus de 600 exploitations disparaissent chaque année sur le territoire lémanique
  • l'agriculture urbaine s'illustre comme une action concrète pour le développement durable en prônant le circuit-court.

Le 9 mai 2019, une conférence de presse sur le thème des échanges transfrontaliers en matière d'agriculture urbaine s'est tenue à la Ferme du Lignon, à Genève. Dans ce cadre, la brochure "Agriculture urbaine, une opportunité pour les politiques publiques, une nécessité pour les exploitations enclavées par la ville" a été présentée par Monsieur Fabien Wegmüller, coordinateur du projet à AgriGenève. Cette étude, soutenue par le Conseil du Léman, a notament pour objectifs de donner une claire définition à l'agriculture urbaine et de proposer des pistes aux agriculteurs et aux élus intéressés par le développement du territoire.

Plaquette de synthèse

Etude
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2016 - Etude sur la formation des prix alimentaires

L'ULCA a réalisé une étude sur la formation des prix alimentaires avec le prestataire suisse AGRIDEA. L’objectif principal est de mettre en évidence la répartition des marges dans les filières agro-alimentaires afin de comparer les positions commerciales de part et d'autre de la frontière.

Cette étude porte sur les produits suivants (choisis selon les régions) :Lait UHT, yaourts ,yaourts à boire; Gruyère AOC/ Comté AOC- Bleu de Bresse- Mont d’or AOC- Reblochon de Savoie AOC; Pain courant  / pains spéciaux; Pommes; Tomates.

Cette étude permet d’ informer les consommateurs, les élus et les institutions publiques sur la réalité de la répartition des marges pour différents produits alimentaires produits dans les départements ou cantons concernés. Elle devrait également permettre aux producteurs et aux transformateurs de comparer leurs stratégies commerciales des deux côtés de la frontière et d’en tirer des enseignements.

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2014 - Promotion des énergies renouvelables en agriculture

  •  L'ULCA a réalisé une étude sur la promotion des énergies renouvelables en agriculture + Synthèse
  • Fiches techniques de dix fermes de démonstration
En savoir plus :